Le Comité Marche du 23 MAI 1998

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Le Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98) est une association loi 1901 reconnue d’utilité générale. Il a été fondé par les organisateurs de la marche du 23 mai 1998 qui a réuni 40 000 personnes à Paris, entre les places de la République et de la Nation, pour honorer la mémoire des victimes de l’esclavage colonial. Cette marche a été déterminante pour l’adoption de la loi Taubira reconnaissant l’esclavage en tant que crime contre l’Humanité.

Le CM98 a la responsabilité de l’organisation de la journée du 23 mai (officielle depuis la circulaire Fillon du 29 avril 2008). Cette dernière est célébrée en mémoire des victimes de l’esclavage colonial. Elle rassemble, avec le soutien de nombreuses associations et personnalités antillaises, des milliers de personnes chaque année.

Outre son combat pour le 23 mai, le CM98 s’est fait connaître pour son université populaire qui organise des cours, des colloques et des interventions dans les écoles sur les sociétés post-esclavagistes et le racisme. Les activités de son atelier de généalogie et d’histoire des familles antillaises ont également remporté un grand succès depuis leur mise en place en 2006. Reconnu pour le sérieux de son action mémorielle et pédagogique, le CM98 a signé en 2013 un partenariat avec l’Université de Paris I (Panthéon la Sorbonne) pour l’enseignement de l’histoire de la traite et de l’esclavage.

Après six années de travail dans les archives, le CM98 a retrouvé les noms de 120 000 personnes affranchies et nommées en 1848. Ces noms figurent dans deux ouvrages, Non an Nou et Non Nou, sur un mémorial itinérant et le site internet anchoukaj.org. 213 d’entre eux sont exposés sur des monuments à Sarcelles et à Saint-Denis, et 1700 sur les Livres des Noms, aux Abymes en Guadeloupe.

Ce travail a été reconnu par le président de la République, François HOLLANDE, qui a déclaré le 10 mai 2013, que « ces œuvres sont le fruit des efforts du Comité de la marche du 23 mai, animé par Serge ROMANA, qui a permis à de nombreux Antillais de retrouver la trace de leurs ancêtres africains ainsi que l’origine de leur nom. Puisqu’ils en avaient été privés, comme pour mieux nier leur existence. Le souvenir requiert un travail et je tiens à saluer les artisans de la mémoire. »

Le CM98 œuvre à l’épanouissement d’une mémoire de l’esclavage apaisée, débarrassée des ressentiments et permettant la Réconciliation des descendants d’esclaves avec les descendants d’esclavagistes, avec la République française et l’Afrique. Il est présidé par le Pr Serge Romana, généticien à l’hôpital Necker Enfants Malades et Professeur de médecine à l’université Paris Descartes.